OUTIL GRATUIT
Que faire dans les premières heures d’une cyberattaque ?
Parcourez quatre vrais moments de décision, de la découverte au rapport final NIS2 un mois plus tard, et voyez la conséquence de chaque choix. Chaque étape est un vrai délai belge, pas une estimation : l’alerte précoce sous 24 heures, la notification d’incident sous 72 heures, le rapport final sous un mois.
Minute zéro
Votre écran se verrouille et une demande de rançon apparaît. C’est ce moment qui fait démarrer le compteur, pas le début réel de l’attaque.
Pourquoi la première heure compte-t-elle autant ?
La loi belge NIS2 (art. 35) [1] fait démarrer le compteur dès que vous découvrez un incident significatif, pas au début de l’attaque ni quand vous la comprenez entièrement. Un attaquant peut rester des semaines dans un réseau avant que quelqu’un s’en aperçoive. Une fois l’attaque repérée, trois délais courent en même temps. Le premier, l’alerte précoce sous 24 heures, tombe avant que la plupart des entreprises aient fini de confirmer ce qui s’est passé.
C’est tout l’enjeu de ce scénario. Le bon geste est rarement d’attendre d’être sûr. Une alerte précoce brève et incomplète, envoyée à temps, vaut mieux qu’une alerte complète en retard. Si des données personnelles sont peut-être concernées, le RGPD (art. 33) [2] ajoute une notification séparée sous 72 heures à l’Autorité de protection des données, en plus des étapes NIS2.
Vérifiez les délais exacts pour votre propre horodatage avec le compteur de notification d’incident.
Quelles sont les 5 choses à préparer maintenant, avant que ce lundi n’arrive ?
- Un plan d’incident écrit : qui appelle qui, dans quel ordre, fixé avant que quoi que ce soit n’arrive.
- Des sauvegardes hors de portée du ransomware : hors ligne ou immuables, avec une restauration testée pour de vrai.
- La plateforme de notification et le numéro d’urgence du CCB conservés hors ligne, au cas où le serveur qui les contient serait celui qui est chiffré.
- Un responsable désigné à l’avance pour décider de payer ou non une rançon, avec l’avis du juriste et de l’assureur déjà prêt.
- La fiche PANIC imprimée et posée près de l’écran, au cas où votre navigateur ne s’ouvrirait plus.
Calculez ce qu’une telle journée coûterait réellement à votre entreprise avec le calculateur de coût d’arrêt ransomware.
Voir aussi le guide sur les bases de la réponse aux incidents.
Pas encore de plan écrit ? Téléchargez le modèle gratuit de plan de réponse aux incidents, avec les délais NIS2 déjà intégrés.
Questions fréquentes
- Est-ce basé sur un cas belge réel ?
- Le scénario est une composition, pas l’histoire d’une entreprise précise. Les délais et l’ordre des trois étapes de notification NIS2 sont réels et proviennent de la loi belge NIS2, art. 35 [1].
- Le compteur de 24 heures démarre-t-il vraiment avant qu’on sache ce qui s’est passé ?
- Oui. Il démarre dès que vous avez connaissance de l’incident significatif, pas quand vous le comprenez entièrement. C’est pour cela que l’alerte précoce reste brève.
- Faut-il payer la rançon ?
- Cet outil ne tranche pas cette question à votre place : c’est une décision à poids juridique, financier et éthique qui demande un avis qualifié, pris à l’avance plutôt que pendant l’incident. Ce qui est sûr : payer ou non ne change rien aux délais de notification NIS2 et RGPD.
- Et si on n’est pas sûr que NIS2 nous concerne ?
- Les délais de ce scénario s’appliquent aux entités essentielles et importantes au sens de la loi belge NIS2. Toute organisation traitant des données personnelles reste de toute façon soumise à la notification RGPD séparée sous 72 heures.
- Nous n’avons pas encore de plan d’incident. Par où commencer ?
- Commencez par les 5 points de cette page, et le guide sur les bases de la réponse aux incidents. Un plan d’une page avec des noms et un ordre d’appel vaut mieux qu’aucun plan, même incomplet.
Autres outils gratuits
- Compteur de notification d’incident Indiquez quand vous avez découvert un incident cyber. Obtenez chaque délai de notification NIS2 belge au CCB, plus le délai RGPD de 72 heures, à la minute près.
- Calculateur de coût d’arrêt ransomware Indiquez votre effectif, votre coût horaire et vos jours d’arrêt. Voyez ce qu’une attaque ransomware coûterait à votre entreprise, par jour et au total, formule à l’appui.
2026-11-03
Calculé avec l’outil gratuit sur https://easycyberprotection.com/fr/learn/tools/after-the-attack/, par Easy Cyber Protection.